Marseille, février 2005
Michaël Azoulay est marseillais. Il a un diplôme d'électricien et vend des jeans quand il attrape le goût du textile. Une première tentative en 2001 avec une ligne féminine, puis plusieurs voyages aux États-Unis, et l'idée se précise. American Vintage sort en février 2005. La première collection ne contient que des hauts : débardeurs, tuniques, t-shirts. La boutique ouvre quelques mois plus tard à Marseille, tenue par sa femme. Vingt ans après, la marque compte plus de cent cinquante magasins dans le monde.
Le t-shirt comme sujet sérieux
C'est le pari de départ et il n'a pas bougé : traiter le t-shirt comme une pièce à part entière plutôt que comme un basique bon marché. Coton travaillé, coupes larges, absence de logo. L'autre marque de fabrique, c'est la couleur. Un même modèle existe dans de nombreuses nuances, ce qui fait qu'on rachète le sien plutôt que de chercher ailleurs. Le siège a quitté Marseille pour Signes, dans le Var, en 2009, mais l'ancrage n'a pas changé.
Notre sélection homme
Les t-shirts d'abord, c'est le cœur logique. Puis les chemises, les pulls et les pantalons, quatre ou cinq de chaque. Complètent l'ensemble les vestes, les gilets, les sweats, les jeans et les bonnets. De quoi habiller quelqu'un de la tête aux pieds, hors chaussures.
American Vintage chez flâne
C'est une marque qu'on n'a pas eu à défendre : les gens la connaissent, la reconnaissent au toucher, et savent déjà quelle taille prendre. Notre travail s'est limité à choisir les bonnes couleurs. À voir en boutique au Séquestre, près d'Albi. Le coton d'American Vintage se juge en main plus qu'en photo, c'est même à peu près tout ce qu'il y a à en dire.