Un village de Long Island
Bellerose démarre en 1989 en Belgique, à l'initiative de Jean-Pierre Delhaye, Charly Bouvy et Patrick Van Heurck. La première ligne se limite à des chemises d'homme. Le nom, lui, vient d'ailleurs. Van Heurck, grand voyageur, tombe sur Bellerose lors d'un passage aux États-Unis : un petit village de Long Island, près de New York. Le clin d'œil résume assez bien la marque, belge de fabrication et américaine d'inspiration. La première boutique ouvre à Knokke, sur la côte belge, au tout début des années quatre-vingt-dix.
Une maison qui a gardé son designer
Trente-cinq ans plus tard, Patrick Van Heurck est toujours propriétaire et directeur du style. C'est assez rare dans la mode pour être signalé, et ça s'entend dans les collections : la ligne ne bouge pas d'une saison à l'autre, elle se prolonge. Bellerose travaille les pièces qu'on garde. La chemise, la maille et le jean, toujours, avec un soin particulier porté aux matières. Rien de spectaculaire, beaucoup de justesse.
Notre sélection femme
Les pulls, les chemises et les jeans : c'est le noyau. S'ajoutent les vestes, un manteau, des pantalons et des sweats. Le reste va aux accessoires, avec des gants, des bonnets, des chaussettes, une écharpe et une casquette. Des pièces qui se répondent d'une catégorie à l'autre, ce qui est le propre des marques qui pensent en vestiaire plutôt qu'en produits.
Bellerose chez flâne
On aime les marques qui n'ont pas besoin de se réinventer tous les six mois. Bellerose fait à peu près la même chose depuis 1989 et le fait mieux chaque année, ce qui est plus difficile que de changer. Tout est en ligne, et se voit en boutique au Séquestre, près d'Albi. C'est une marque à essayer sur soi : les coupes sont plus amples qu'elles n'en ont l'air sur cintre.