Hanwell, 1962
Jim Marshall tient un magasin d'instruments à Londres et joue de la batterie. Les guitaristes qui passent chez lui se plaignent tous de la même chose : ils n'arrivent pas à sortir de leur ampli le son qu'ils ont dans la tête. Avec son fils Terry et l'ingénieur Ken Bran, il décide d'en fabriquer un. L'appareil s'appelle Number One, reçoit vingt-trois commandes le premier jour, à l'automne 1962, et deviendra le JTM45. La distorsion y vient des lampes et non des haut-parleurs, ce qui va durablement changer le son du rock.
De l'ampli de scène à l'enceinte de salon
L'usine s'installe à Bletchley à la fin des années soixante et n'en a pas bougé. Le mur d'amplis Marshall devient un décor de concert avant de devenir un symbole. La marque a depuis transposé son savoir-faire à l'objet domestique : enceintes portables, enceintes de salon, casques. Le vocabulaire visuel reste celui de l'ampli, grille, poignée, logo cursif.
Marshall chez flâne
Les Emberton et les Willen pour le format nomade, les Acton pour la maison, le Major pour le casque. C'est l'objet sonore du rayon Maison, celui qui a une histoire derrière lui plutôt qu'une fiche technique. À écouter en boutique au Séquestre, près d'Albi.