L'histoire d'un jour de pluie à Paris
Paris, 1965. Léon-Claude Duhamel, fils d'un industriel du Nord, prend un café en terrasse un jour de pluie. Une femme passe avec ses deux enfants, tous en blouson de nylon rouge vif. L'idée lui vient là, entière : un imperméable assez léger et assez compact pour tenir dans sa propre poche. Il le lance sous le nom En-cas. Un an plus tard, l'agence Havas le rebaptise K-Way. Le nom reste. 250 000 pièces partent dès 1966, plus de quarante millions en vingt-cinq ans. Duhamel a fini par compter trente-trois copieurs, Adidas compris, et le mot est entré dans le langage courant pour désigner n'importe quel coupe-vent.
Le Vrai, soixante ans sans changer d'idée
La gamme Le Vrai porte l'héritage. Le Claude en est le modèle pivot : court, unisexe, capuche ajustable, pochette intégrée dans laquelle la veste se replie entièrement. C'est celui qu'on reconnaît de loin. La version Orsetto double le nylon d'un sherpa pour l'hiver, et l'Eiffel East Orsetto allonge la coupe pour ceux qui veulent couvrir plus. Trois variations sur un même principe, ce qui résume assez bien la marque.
Au-delà du coupe-vent
Le Cameron Sherpa Polar joue la carte du double face, lisse d'un côté, bouclé de l'autre. Le Jarno Twill Marmotta et les Jack et Jacob St Warm Double vont vers le rembourré, pour les semaines où le coupe-vent ne suffit plus. Côté bagage, le sac Monte Limar reprend le nylon de la maison et la trousse Demu complète le nécessaire de voyage.
K-Way chez flâne
Notre sélection est presque entièrement faite de vestes, plus quelques sacs et trousses. Le choix était simple : sur une marque qui fait la même chose depuis soixante ans, autant prendre cette chose-là plutôt que de disperser. Le rayon va du coupe-vent seul aux modèles doublés. À essayer en boutique au Séquestre, où l'on peut vérifier que la veste rentre vraiment dans sa poche.